Qui sommes-nous ?

Rencontres de Piano di Sorrento

Qui sommes-nous ?


Telles sont les trois valeurs portées par Anna Rossini, alors professeure au lycée Mario Pagano de Naples, quand elle crée, il y a plus de vingt ans, le festival de Piano di Sorrento dans le sillage du Réseau Artdrala.

Anna ROSSINI, Présidente d’honneur, créatrice des Rencontres du jeune théâtre de Piano di Sorrento

Mais Anna veut être libre.

Elle veut affranchir SON festival des multiples règles qui limitent les autres.

C’est la première idée. Offrir ce lieu idéal, idyllique, chanté par l’Odyssée d’Homère, le promontoire des Sirènes, berceau de la civilisation humaine, comme cadre de travail à la jeunesse du monde entier. Cette péninsule sorrentine, dont les plus grands intellectuels, philosophes, poètes, artistes des siècles passés, Byron, Keats, Dickens, Goethe, Wagner, Ibsen, Nietzsche, Lou-Andreas Salomé, Freud, ont fait leur lieu privilégié de rencontre et de villégiature !

Anna s’appuie sur les relations d’amitié qu’elle a nouées avec la municipalité de Piano et avec l’hôtel Klein Wien pour offrir aux jeunes des conditions de confort et d’hospitalité inégalables.

C’est la deuxième décision. Ne plus restreindre ni la taille des troupes, ni la durée des spectacles. Le partenaire une fois engagé, il a toute liberté de créer l’événement qui réponde à son désir.

Et comme la mairie met tous les lieux de la petite ville à disposition du festival, c’est à chacun de trouver la forme le lieu qu’il veut pour son spectacle. La Villa Fondi, son parc ou ses terrasses en face de la mer, la plage ou les falaises, la halle de Piano, les toits des hôtels, tous ces lieux sont ainsi devenus, sur vingt ans, autant de scènes de théâtre et de terrains de jeu.

En 2025, la manifestation créée par Anna Rossini fêtera sa vingt-deuxième édition !

Elle est passée de une à quatre semaines. Il y a chaque année des nouveaux et d’autres, les fidèles, qui veulent revenir. Des quatre coins du monde. Canada, France, Belgique, Italie, Autriche, Roumanie, Hongrie, Bulgarie, République tchèque, Pologne, Russie, Mayotte, la Réunion, Tunisie, Maroc. L’engouement a repoussé les frontières de la francophonie.

L’événement a traversé les années sans faillir. En 2021 seulement, le confinement imposé par le Covid, transforme le festival en une collection de pastilles vidéo envoyées par les troupes participantes. Dès 2022, l’événement s’enorgueillit de pouvoir se tenir, contre vents et marées, sous une forme réduite à deux semaines – la seule manifestation de ce type à avoir eu lieu pendant cette période.

Il s’est agrandi, passant de une à trois semaines, chaque semaine étant dédiée à une catégorie d’âge et de niveau scolaire différents (écoliers, collégiens, lycéens). Une semaine de résidence pour les étudiants complète le dispositif. Pour l’année 2025, nous travaillons à un partenariat avec « Erasmus Plus » : la troisième semaine est placée sous l’égide de l’Union Européenne dans le cadre du projet « Jeunes Européens ensemble ». Un thème a été choisi par les jeunes : « Surmonter ses complexes ou le Complexe du Homard ».

L’idée est de se demander ce que les réseaux sociaux mais aussi l’actuelle question du genre changent pour les adolescents dans la relation à leur corps et à leur image. Libération ou au contraire aliénation plus grande? La question est ouverte.

Entre-temps, la manifestation a dû s’adapter à ce changement de taille et d’optique.

Nous nous sommes allégés. Des trois valeurs portées par Anna, nous avons gardé le coeur.

Prendre le large. Ouvrir grandes les portes à la jeunesse. Venant de tous les pays, mais surtout de tous les milieux. Faire de la pratique théâtrale un levier au service de l’inclusion sociale, une opportunité offerte aux jeunes qui en ont le moins. Concevoir nos journées non comme un FESTIVAL célébrant l’art du théâtre, mais pour ce qu’elles sont depuis le début: des RENCONTRES générant, au moyen du théâtre, un dialogue entre des jeunes que leurs opinions, leur niveau de vie et de formation, les faux-jugements qu’ils se font des autres et du regard que les autres portent sur eux – que tous ces obstacles séparent. Fabriquer, dans la jubilation du travail théâtral, un moment d’utopie, porteur d’idées et de pratiques nouvelles.

Inventant des réponses inédites aux questions que les jeunes se posent et, par dessus tout, aux apories que notre monde n’arrive pas à résoudre.

D’où l’abandon du mot « festival » pour celui de « rencontres ». D’où le choix de la pratique du théâtre de préférence à l’apprentissage de la langue (le français restant la langue vernaculaire). D’où notre foi réaffirmée dans le théâtre et sa capacité à fabriquer un monde plus fraternel.


Les Amis de Piano ont vu le jour il y a trois ans.

C’est une association française à but non lucratif, régie par la loi de 1901. Son but est de pérenniser l’œuvre d’Anna Rossini, en donnant des statuts officiels et une plus grande visibilité à cette manifestation qui nous tient tant à coeur et en l’aidant à la mettre en oeuvre. Notre association est ainsi mandatée par l’Aniat, association italienne d’action théâtrale créée par Anna, pour organiser l’événement.

Bertrand Chauvet (président des Amis de Piano) et Julien Dieudonné (secrétaire des Amis de Piano) sont, ou ont été, tous les deux professeurs de théâtre en classes préparatoires. Bertrand était des premiers à venir au Festival. Julien continue d’amener ses étudiants de khâgne et d’hypokhâgne à Piano et d’y donner des spectacles.

Nicole de Paleville (trésorière des Amis de Piano) bilingue italien, assure les relations avec la municipalité de Piano et les différents partenaires.  Elle se charge de l’organisation du festival  au niveau du recrutement des troupes, de l’hébergement et du programme.

Anna Rossini est Présidente d’Honneur et nous prête main forte.

Giovanni Iaccarino, maire-adjoint de Piano di Sorrento chargé de la Culture, est avec nous le grand artisan de ces Rencontres. Il met à notre disposition sa bonne humeur, sa générosité, son enthousiasme pour l’art sous toutes ses formes et pour la jeunesse, sa foi en une Europe plus ouverte et un monde plus fraternel. Grâce à lui, nos Rencontres ont maintenant trouvé leur port d’attache dans la Villa Fondi qui nous ouvre, pendant un mois, ses salles et son théâtre.

Dott. Giovanni IACARINO, Nicole de PALEVILLE et Bertrand CHAUVET

A côté de ces cinq-là, vient la cohorte des amis et des troupes fidèles au rendez-vous.

Marie-Pierre Watremez, spécialiste en acrogym et en art du cirque, qui s’est longtemps engagée aux côtés des gamins des rues de la ville de Timisoara, assure la coordination des ateliers du matin. Anaïs Tobelem enseigne l’art du clown, Luca Lombardi, ancien de l’école Marceau, donne des cours de mime, Jonathan Semo, Amandine, Leïla, le Canadien Philippe Gobeil, Fernand le clown marcheur, Olivier Nonon, jusqu’aux plus jeunes, dernières recrues, fraîches émoulues des conservatoires, Gabrielle Mercier, Dima Emelianenko, Fatou Injai, jeune danseuse, animent des sessions d’improvisations théâtrales ou de danse.

Le jeune cinéaste Julien Graber enregistre les images des Rencontres, fabrique les captations et les teasers.

Françoise Babits, ancienne professeure de théâtre au lycée français de Vienne en Autriche, participe à l’orientation des jurys décernant les prix (la tradition de Piano di Sorrento veut que toutes les troupes reçoivent un prix saluant l’aspect le plus remarquable de leur travail). L’école française de Naples, Maristella Alberino, Marina Catalano, Mira Cucinschi, Lavinia Georghiu, Magalie Pollet, Gabriela Pavel, Nick Weisz ne manquent pas de nous proposer chaque année leurs nouvelles créations.